Grand Chambord | Forage d'essai pour une nouvelle ressource en eau à Mont-Près-Chambord

Forage d'essai pour une nouvelle ressource en eau à Mont-Près-Chambord

La Communauté de communes du Grand Chambord a réalisé un forage de reconnaissance d’une profondeur de 64 mètres pour une nouvelle ressource en eau au lieu-dit « Les Enclotures » à Mont-près-Chambord.

Une nouvelle ressource en eau sur le territoire ?

La construction d’un forage de reconnaissance a été réalisée à Mont-près-Chambord au cours de l’année 2015. Cet ouvrage a pour objectif de reconnaître la géologie locale et de tester la productivité de la nappe par le biais de pompages d’essai. Le résultat attendu est la fourniture d’un débit moyen de 100 m3/h.

La construction du forage en quelques mots :

Les travaux ont commencé par les opérations de forage (photo 1 > la foreuse). Pendant ces opérations, le sol extrait a permis de dresser une coupe géologique en prélevant des échantillons de sols tous les 5 mètres (photo 2 > extraits de sol).

Dans les 1ers mètres on trouve des sables et des argiles de Sologne, puis dans l’ordre de l’argile gris foncé, du calcaire blanc, du calcaire marneux, de la craie à silex et enfin de la craie marneuse à silex. La coupe est cohérente avec celles des forages voisins. L’ouvrage de 67 m de profondeur et de diamètre 250 mm a ensuite été équipé d’un tubage en PVC (photo 4 > tubes pleins) de 0 à -39 mètres, d’un tubage crépiné de -39 à -67 mètres, et enfin d’une pompe pour réaliser des pompages d’essai. C’est par les petits trous de 1 mm du tubage crépiné que l’eau pompée pénètre dans le forage. (photo 3 > tubes crépinés)

Les différentes investigations réalisées :

La diagraphie : Cette une opération consiste à mesurer la radioactivité gamma naturelle pour visualiser les zones à dominante argileuse. C’est entre 0 et -37 mètres que le terrain a été identifié plus ou moins argileux. (photo 5)

Les mesures au micromoulinet : Le micromoulinet est un appareil de mesure destiné à mesurer la vitesse verticale de circulation de l’eau dans le forage. Les mesures ont montré que les arrivées d’eau de situaient entre -43 mètres et -66 mètres. (photo 6)

Les pompages d’essai : Les pompages d’essai ont été réalisés en 2 phases, une phase par paliers et une phase de longue durée. La phase par paliers sert à quantifier les effets parasites dus aux forages voisins qui se manifestent après un certain temps de pompage. 5 paliers de pompage d’une durée 120 minutes chacun ont été réalisés. Le 1er à 33 m3/h et le dernier à 125 m3/h, avec une pause de 60 minutes entre chaque palier. Un débit critique se situerait autour de 90m3/h, débit au-delà duquel il est recommandé de ne pas exploiter le forage. La phase longue durée de 72h a été réalisée à débit constant de 120 m3/h. Cet essai de pompage sert a déterminer la capacité de la nappe à fournir les volumes escomptés. L’essai a montré que le forage a la capacité d’être exploité en continu à hauteur de 121 m3/h, soit 2904 m3/jour.

Les analyses de l‘eau : Toutes les analyses prévues par la règlementation relative à la constitution du dossier de demande d’autorisation d’utilisation d’eau à consommation humaine ont été réalisées. Les eaux sont conformes aux valeurs de référence sauf pour l’arsenic pour lequel un léger dépassement a été noté ainsi que pour les coliformes.

Des essais et des analyses complémentaires ont été réalisés début mars 2016. Les résultats confirmeront la possibilité de réaliser un forage définitif.

Quelques chiffres

Montant prévisionnel de l'opération : 41 804 € HT
Montant réel de l'opération : 64 000 € HT
Le surcoût correspond aux investigations complémentaires et nécessaires. La subvention octroyée par l'agence de l'eau Loire-Bretagne sera revue en conséquence.

Réalisation

Maitre d’œuvre : ARTELIA
Réalisation des travaux par l’entreprise VAN INGEN

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