Brève d'histoire

Les origines de Saint Claude de Diray

D'où notre commune tire-t-elle son nom ? Beaucoup pensent, à tort, que la rivière qui arrose notre commune est le Diray, alors qu'il s'agit en réalité de la NoueCherchons donc ailleurs l'origine du nom de notre village... 
 
La lecture des Origines Blésoises, écrites par l'abbé Voisin en 1839, nous a permis de vérifier que le nom primitif de notre commune était "Diray". Nom qui signifiait en celte "le lieu des chênes sacrés", la demeure du chef. La commune de Diray se trouvait à l'origine dans le val de la Loire.
 
Or, en 1529, une crue exceptionnelle emporta l'église de Diray. Les habitants furent donc contraints de se servir de la chapelle de Saint Claude de Mivensay, située sur le côteau, pour en faire l'église paroissiale. La crainte des inondations fut ainsi la raison principale du mouvement de la population du val vers le côteau. 
 
C'est vers le milieu du XVIe siècle que Saint Claude, du nom de la chapelle, devint réellement le bourg. Ce n'est toutefois qu'en 1597 que l'État civil de la paroisse de Saint Claude de Diray vit le jour et c'est donc à partir de cette date que la commune commença sa propre histoire...
 
Article rédigé en partie par M. Daniel MARGOIL.
 

Les séchoirs à tabac

Nombreux sont les séchoirs à tabac encore visibles sur notre commune à ce jour. Ils sont les témoins d'une activité importante de la région débutée après la 1ère guerre mondiale et ayant périclitée dans les années 1980.

 

Ces bâtiments ont un certain nombre d’exigences, car devant sécher naturellement et le plus efficacement possible une grande quantité de tabac.  Ils ont été construits pour pendre et faire sécher le tabac à la ficelle.

 

L’implantation du bâtiment était souhaitée dans un endroit bien aéré et au sol bien drainé. Les bâtiments étaient orientés nord-sud pour le grand axe afin d’équilibrer l’ensoleillement et le réchauffement des faces latérales. Le bois, la brique creuse et les tuiles de terres cuites étaient utilisées dans la construction, car ce sont des matériaux isolant ne retenant pas l’humidité. Il existait de nombreux systèmes de ventilation en mur (volets orientables, portes à chaque extrémité) et en toiture. 

 

 

Les puits

Savez-vous que Saint Claude de Diray dénombre de très nombreux puits sur son territoire? On en dénombre en effet une quarantaine sur l’ensemble de la commune (certains relèvent du domaine privé).
 
Il s’agit, pour certains, de puits de quartier caractérisés par leur forme cylindrique surmontée d’une demi sphère en maçonnerie de pierre de calcaire, à l’identique des murs qui bordent les rues du village. La construction des plus anciens date du XVIIème siècle.
Au moins onze de ces puits possèdent toujours leurs dômes. Vous pouvez admirer une quinzaine d’entre eux sur le bord des routes (entre autres au hameau de Morest). Un puits de quartier possède même toujours sa pompe!
 

 

Les fonts baptismaux

L'église de Saint-Claude possède des fonds baptismaux classés, datant du XVIIe siècle.
 
 
Ces fonds baptismaux, initialement installés en l’église du Bourg Moyen de Blois, furent achetés au district révolutionnaire par la « Fabrique » de Saint Claude en 1791. 
 
Ils se présentent sous forme d’une vasque de pierre quadrilobée, surmontée d’un ouvrage de bois sculpté en 1625 par M. HAMMERBERT, huchier originaire d’Essen en Allemagne. 
Les quatre faces principales sont décorées de bas-reliefs représentant l’annonciation, la présentation du temple, l’adoration des mages et le baptême du Christ, qu’accompagnent des statuettes représentant Saint Louis, Saint Jérôme et deux évêques. 
 

Le hameau de Nozieux

Il y aurait beaucoup à dire sur l'histoire du hameau de Nozieux...
 
Nozieux, autrefois partie intégrante de la commune de Montlivault, fut rattaché à Saint Claude de Diray sous Louis XIV : les paroissiens se plaignaient de l’éloignement de leur église alors que celle de Saint Claude n’était pour eux qu’à une demi lieue. 
 
Au XVIIème siècle, Jehan de Charon y fit construire un château. Propriété pendant quatre ans de Mme de Pompadour (comme le château de Ménars qui lui fait face), il ne reste plus de l’édifice que des caves voûtées et de belles dépendances privées. Le domaine était entièrement clos de murs, neuf pavillons en marquaient les angles : il n’en demeure que deux.
(Sur la photo ci-contre, Ménars en premier plan et le château de Nozieux en arrière-plan.)
 
Nous pouvons également admirer à Nozieux une jolie demeure du XVème siècle dont la façade possède de belles fenêtres à meneaux. Cette maison est un ancien relais de diligence (propriété privée).