Les résidences d'artistes

Aménagements poétiques des espaces de vie de l'EHPAD La bonne Eure

par le collectif d'artistes Nos années sauvages

L'EHPAD La Bonne Eure a confié l'aménagement des espaces de vie de la nouvelle maison de retraite au Collectif Nos années sauvages. Plusieurs espaces au sein de cette Maison seront investis par différents artistes et designers du collectif afin d’accompagner les résidents et le personnel dans une transition mémorielle nécessaire à ce déménagement.

 

              

 

Dans une volonté de préserver l’âme du lieu et de créer un environnement bienveillant, à l’exception de lieux spécialisés, tous les espaces seront investis par les artistes : réalisation de mobiliers hybrides et cabinet de curiosités avec une sélection d’objets et de meubles appartenant aux résidents et à leurs familles, un poulailler participatif et une série de photographies de portraits des personnes qui vivent et travaillent au quotidien à La Bonne Eure.

Le « travailler ensemble » sera au centre du projet, la réflexion sera collective, la participation des résidents encouragée.

"Toute notre vie, nous avons des droits, d’être respecté, d’avoir des soins de qualité mais aussi et notamment des droits culturels. Même à 95 ans on a le droit de profiter de belles choses et on peut profiter du talent d’artistes qui nous donne à voir le monde autrement et ressentir des émotions !" 

 

Différents rendez-vous seront organisés de décembre à juin 2019 avec les résidents et les habitants.

Résidence de création avec Sylvain Wavrant, Julie Tocqueville et Laurent Martin du 12 au 17 mai 2019 à La Bonne Eure

 

                        
 

  • BROCANTE COLLECTAGE le dimanche 12 mai 2019 de 10h à 17h Vieille Halle à Bracieux

Venez offrir vos meubles et éléments de décoration pour les nouveaux espaces et rencontrez les artistes

 

  • VERNISSAGE le jeudi 16 mai 2019 à partir de 18h30 à l'EHPAD La Bonne Eure

Retrouvez les rendez-vous dans l'agenda de la programmation culturelle.

 

L'odyssée Grand Chambord par le collectif Dérive 2016

Le Grand Chambord a invité le Collectif Dérive composé d'architectes et paysagistes, à silloner son territoire à vélo et à rencontrer ses habitants pour échanger avec eux sur ce qui fait l'essence de leurs paysages au cours d'une "Odyssée".

 

Pour en savoir plus, rubrique GRAND PROJET, en cliquant ici

 

Itinéraires 2015 : résidences avec Jean-Claude Botton et Karine Guilbert

"Portraits sans fard", résidences de janvier à octobre 2015

Durant un an, les artistes ont sillonés le territoire du Grand Chambord, avec un  objectif  ou  un carnet. "Comment essayer de donner une image d’un « pays » à travers les émotions de ses habitants ? C’est là le pari un peu fou que nous avons essayé de relever, chacun à notre façon : donner à voir et à sentir l’impalpable, la larme pudique ou le sourire malicieux. Comment amener le pays à se reconnaître dans les anecdotes des uns ou les clins d’œil des autres ? L’aboutissement : de ce pari : des expos et des veillées, des photos, des contes, et des musiques …  Nous vous y attendons pour confronter notre regard à vos réalités, pour la rencontre et la convivialité. »    

Karine Guilbert, photographe et Jean-Claude Botton, conteur

 

  • Création de photographies par Karine Guilbert (disponibles sur demande pour les communes)

Ma team 

Karine Guilbert est allée à la rencontre des jeunes du Grand Chambord  avec la proposition suivante : « Réunissez votre bande de copains dans un lieu de votre choix ». Ils ont choisi des lieux qui racontent un bout de leur histoire collective, des lieux où ils aiment se retrouver ou dont ils apprécient la beauté. En véritables photographes, ils ont construit leurs photographies tout en étant eux-mêmes modèles. Cette série de portraits en noir et blanc met en lumière la relation que la jeunesse entretient avec son environnement au travers de sa « team », ce groupe avec qui l’on partage tout !

 

D’un lieu à l’autre 

Le territoire du Grand Chambord, en grande majorité rural se définit principalement par ses bords de Loire, ses forêts, ses étangs mais aussi ses vastes espaces cultivés, ses vignes, sans oublier son château, figure tutélaire du territoire. Karine Guilbert présente dans cette exposition l’itinéraire parcouru en une année dans ce vaste territoire la plupart du temps vide de toute présence humaine. Littéralement oppressée par cette solitude du paysage, la photographe nous transporte dans une expérience poétique incroyablement troublante, telle une tragédie du paysage.

 

  • Miroir de mots (Création d'un spectacle de contes)  

avec Jean-Claude Botton et Fred Pezet (diffusion du 10 octobre au 13 décembre 2015)

Spectacle de contes issus d’histoires personnelles de celles et ceux qui ont accueilli Jean-Claude Botton chez eux pour partager une parcelle de vie. C’est plus d’une centaine d’habitants, des plus jeunes aux plus anciens, qui ont accepté d’évoquer entre leurs rêves et parfois leurs regrets cette limite intérieure que nous côtoyons en permanence et sur laquelle nous sommes parfois en équilibre. Grâce aux mots et aux images, aux rires et aux larmes, grâce aux histoires recueillies, à la fois singulières et universelles, les artistes ont tissé ce miroir de mots qu’ils vous présentent cet automne.

 

Les artistes

Jean-Claude Botton (La petite rue des contes) : conteur et directeur artistique par le passé de plusieurs festivals en Région Centre, il puise ses histoires dans les traditions orales de sa Sologne natale, mais aussi du Québec, de la Nouvelle-Calédonie ou du pays Dogon. Il pratique très régulièrement le collectage de paroles d’habitants à partir desquelles il construit certains de ses spectacles. Il a sillonné le territoire à la rencontre des gens et propose une création originale en lien étroit avec la parole recueillie. 

Karine Guilbert nous retranscrit dans ses photographies des récits de vie saisis principalement dans la rue, lieu de son quotidien et théâtre de la condition humaine en perpétuel mouvement. Elle se laisse absorber par le rythme et la densité de la rue, en s'attardant sur l'éphémère et la réalité fuyante afin de fixer ce qui est fugitif. Dans ses portraits, tout comme une collectionneuse, elle récolte les regards qui témoignent d'une  rencontre. Pour les paysages, elle s’immerge complètement pour pouvoir les mettre en image. Enfin, ses photographies sont quasiment toujours une dimension de récit. Elle propose deux expositions, l’une sur le patrimoine paysager « D’un lieu à l’autre » et l’autre sur des portraits d’adolescents, « La team ».